07.02.2008 | Le silence des mères
La très belle radiographie d’une relation mère-fille nous entraîne dans une réflexion sur la famille et la transmission : ce qu’il aurait fallu faire et ce qui a été fait. La mise en crise du noyau familial, où l’on reconnaît, pris au ventre, ses propres relations viciées, où l’on passe des larmes aux rires avec soulagement.
Il est question d’une femme qui va peut-être mourir… C’est un moment de vie où les rapports humains s’exacerbent. Les rapports familiaux sont placés sous la loupe, racontés avec tendresse malgré le poids terrible des secrets ; la rencontre de différents milieux sociaux grâce à la maladie ; l’adoption.
Trois grandes actrices vivent devant nous ces relations intenses, par la magie du théâtre, en étant au plus proche de leurs émotions. Le spectacle se veut épuré et à fleur de peau comme nous le suggère l’univers proposé, avec une réflexion métaphorique sur l’espace scénographique; une large place au vide, cette marge de rêve, cet infini de possibles.
Les dialogues disent autant qu’ils taisent. Le dépouillement nous mène au cœur des âmes. Petite musique entêtante, la langue de Pietro Pizzuti nous touche par sa justesse, sa clairvoyance.
mise en scène : Christine Delmotte - assistanat mise en scène : Ana Rodriguez - scénographie : Christine Delmotte et Nathalie Borlée - avec Suzy Falk, Nicole Valberg, Valérie Bauchau, Farida Boujraf et Ana Rodriguez
Valérie Bauchau, nominée meilleure comédienne, Pietro Pizzuti, prix du meilleur auteur aux Prix du Théâtre 2006
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Théatre, Spectacle








